Le bilan d'Emmanuel Macron - Lois sur la famille

Lois sur la famille (« sociétal ») : en savoir plus

D’après Médiapart le 3 mars 2022, « malgré quelques avancées importantes, Emmanuel Macron, qui disait ne pas vouloir brusquer les militants de La Manif pour tous, aura montré que la question des droits LGBT+ était loin d’être une priorité. »

De fait, la PMA post-mortem, la PMA pour les personnes trans, la transcription systématique des actes de naissance des enfants nés de GPA à l’étranger et d’autres mesures catastrophiques ont pu être évitées, et la légitimité, pour les parents, d’inviter leur enfant à la prudence lorsqu’il envisage de changer de sexe a pu être tout juste reconnue.

Néanmoins, le bilan des mesures votées par le Parlement suivant la volonté d’Emmanuel Macron, complétées de décisions de justice résultant de ces lois sociétales et de celles de son prédécesseur, signe une déconstruction anthropologique dont les victimes sont nombreuses.

Ainsi, à l’issue du quinquennat d’Emmanuel Macron, il est devenu possible de faire modifier intégralement son identité par l’état civil lui-même sur la base de ses fantasmes et sentiments individuels : outre la possibilité, datant de 2016, de changer de prénom et de sexe littéralement sur simple déclaration, changer de nom de famille est devenu une formalité banale.

La procréation médicalement assistée (PMA) est maintenant à disposition des femmes seules et des couples de femmes, et deux “mères” peuvent désormais figurer sur l’acte de naissance d’un enfant.

Le changement complet d’identité doublé de la création d’une “filiation” fictive a conduit notamment la justice à considérer qu’un père, s’il le souhaite, peut être inscrit comme mère sur l’acte de naissance de son enfant.

L’identité et la filiation d’une personne sont désormais incertaines : l’état civil, devenu mensonge d’Etat, n’en est plus le garant.

Tout en préparant les conditions de la légalisation de la GPA avec la PMA sans père (droit à l’enfant, filiation fictive, etc.), Emmanuel Macron a admis que des agences de GPA viennent vendre sur le territoire français des contrats commerciaux de GPA. Les “produits” de ces agences étaient proposés, lors d’un salon qui s’est tenu deux fois à Paris, avec la garantie “100% qualité” et avec choix du sexe et choix, sur catalogues, des fournisseurs de gamètes et de la mère porteuse.

D’autre part, en ouvrant l’adoption aux couples non mariés, cette législature a facilité l’utilisation de l’adoption par tous les couples qui recourent à la GPA : le ou la conjointe du père pourra passer par l’adoption plénière pour effacer la mère porteuse de la filiation de l’enfant et se faire reconnaître comme parent. Cela démultipliera encore le nombre de femmes exploitées à l’étranger par des Français.

A l’international, le locataire de l’Elysée a fait avancer en catimini la reconnaissance mutuelle entre Etats des filiations d’intention inhérentes à la GPA, tant à la Conférence de La Haye qu’au niveau européen.

D’après les instructions du ministre de l’Education d’Emmanuel Macron, les enfants et adolescents, qu’ils soient du primaire ou du secondaire, qui envisage de se préparer à changer de sexe sont seuls décideurs : si les enseignants constatent des changements de comportement (attitude, vêtements, appellation souhaitée…) ou sont mis au courant par l’élève de son projet, il leur est interdit d’en parler aux parents si l’élève, même mineur donc, ne le souhaite pas.

Si les parents ou des professionnels de santé cherchent à dissuader un mineur de changer de sexe, ils sont passibles de lourdes peines au pénal (voire, pour les parents, du retrait de leur autorité).

L’interruption médicale de grossesse (ou IMG, possible jusqu’à 9 mois) est devenue possible pour une mineure sans l’accord de ses parents et, d’une manière générale, sans délai de réflexion. L’interruption volontaire de grossesse a été rendue possible jusqu’à 14 semaines de grossesse, au lieu de 12.

En libéralisant la recherche utilisant l’embryon humain et légalisant la modification du patrimoine génétique d’embryons humains (embryons dits « transgéniques) et la fabrication d’embryons chimères animal-homme, Emmanuel Macron a élargi encore la brèche transhumaniste.

De manière générale, le dénigrement permanent des familles (par exemple « le confinement en famille est dangereux pour les enfants », maintes fois répété par les membres du Gouvernement de Jean Castex) comme le mépris affiché à l’égard de la famille dite « traditionnelle » – alors que la très grande majorité des enfants est élevé par ses père et mère – ont contribué, avec les mesures sociétales prises, à accentuer encore l’individualisme de la société au détriment de la famille, pourtant lieu d’amour, d’éducation et de solidarité.

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